CALI CHANTE LEO FERRE sort aujourd’hui


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Note d’intention par Cali:

Ferré…Ferré? Ferré!
Voilà, me voilà face à la montagne. Au pied de l’Everest.
Ferré. J’ai choisi un chemin, mille se présentaient à moi. Alors j’ai choisi des chansons entendues sur le tourne-disque de mon papa. Je n’étais qu’un enfant. Je ne comprenais pas tout non, mais je devinais déjà. C’était fou. Comme le mot Liberté. Et puis j’ai choisi des chansons, celles qui m’ont aidé à traverser l’adolescence pétillante, devenir un homme, être un homme…
Et puis la vie, toute la vie, toutes ces choses sublimes, gigantesques, ultimes, toute ma vie, Léo Ferré, le plus grand.
Je mesure la chance de chanter ses mots, ces trésors.
Si quelqu’un doit quelque chose à Léo Ferré c’est bien Dieu…

***

L’album :
L’idée était de créer une sorte de laboratoire musical.
J’avais en vue de rendre plus accessible des chansons de Léo avec des arrangements nouveaux qui permettraient de mettre en valeur les mélodies et la poésie sublime du maître.
J’ai sollicité Steve Nieve, sublime pianiste, depuis toujours complice d’Elvis Costello. Steve Nieve c’est entre autre David Bowie, Mick Jagger, Lou Reed, Sting, Bono, Alain Chamfort… Steve Nieve grand afficionado de Léo. Son regard sur l’œuvre du poète m’intriguait.
Confronter l’univers de Steve à la musique de Ferré, c’était là le début du voyage.
À la guitare, François Poggio (Etienne Daho, Lou Doillon…), jeune musicien génial et touche à tout. La jeune génération prête à tout bousculer.
Et puis le Studio Pigalle. Le lieu chargé où Léo Ferré a enregistré ses premiers 78 tours.
 
Mathieu, son fils, qui assistait à toutes nos sessions d’enregistrement, m’a confié que son papa avait chanté ici-même « Le flamenco de Paris » et « Le bateau espagnol » en 1950.
C’est non sans émotion, que j’ai placé mon micro à cet endroit précis 68 ans plus tard.
Mathieu Ferré qui m’a conseillé, documenté, encouragé, et pendant cette courte session d’enregistrement (5 jours), a adoubé nos directions et nos choix musicaux. Cadeau ultime, il a accepté de lire le poème très peu connu de son père « L’amour est dans l’escalier », sur une improvisation musicale de Steve Nieve et François Poggio.
La boucle était bouclée.
Toutes les chansons de « Cali chante Léo Ferré » sont signées Léo Ferré. Je n’ai volontairement pas choisi Léo qui chantait les autres poètes.
Sa femme, Marie-Christine, et sa file Marie-Cécile sont venues me tenir la main alors que j’interprétais des chansons que Léo avait écrites pour elles.
J’ai vécu l’ultime émotion de les chanter devant elles.
Et puis, je suis allé dire au-revoir à Jacques Higelin au Cirque d’Hiver. Je suis revenu chanter « Vingt ans » au studio juste après… elle est là l’histoire de ce disque; Léo Ferré est mort il y a 25 ans, il aurait 102 ans cette année, je chante Léo l’année de mes 50 ans, ce disque a été enregistré par le jeune talentueux Félix Remy, 25 ans.
Léo Ferré n’a pas d’âge. Léo c’est vous, c’est nous, c’est eux.

Live
18/11, Le 140, Bruxelles

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